Assemblé à partir de morceaux de thrillers de film noir familiers, Escrocs envoie plusieurs intrigues en spirale à travers un monde souterrain du Midwest composé de jeux de cartes, de boîtes de nuit et de rues balayées par les néons. C’est un pays jamais vu, où les joueurs et les gangsters se cachent dans les portes et les ruelles, tandis que les petits voleurs cherchent à remporter le gros lot.
La première moitié du film se concentre sur Faye (Angela Trimbur), chanteuse dans un club où la clientèle attend des strip-teaseuses. Son petit ami idiot a des dettes envers la mafia, alors quand l’ancienne flamme Johnny (Chase Williamson) suggère de renverser un jeu de cartes, Faye saute sur l’occasion.
Les choses tournent mal, la foule s’implique, le redoutable assassin “The Ghost” (Keith Kupferer) est embauché, mais pas avant que Faye ne se débarrasse de tout sauf d’un sac plein d’argent. Elle erre dans le restaurant de Big Ed, où l’intrigue prend une tournure abrupte.
Écrit et réalisé par Mickey Keating, Escrocs on se sent de seconde main, comme des enfants jouant à des jeux. Parmi les influences éparses figurent les frères Coen et Tarantino : beaucoup de dialogues entrecoupés d’éruptions de violence.
Les fonctionnalités précédentes de Keating, comme Intersaison et Chériétaient fermement fixés avec horreur. Celui-ci vise le thriller mais ne cesse de se laisser distraire. Un problème est la cinématographie déconcertante, qui est souvent floue. C’est peut-être délibéré, comme lorsque quelqu’un tapisse la caisse d’une camionnette de sacs en plastique. Le plus souvent, il s’agit simplement d’un cadre flou jusqu’à ce que quelqu’un soit mis au point.
Les détails ne semblent pas authentiques, comme les châtaignes pop qui jonchent la bande originale. J’aime très bien “Classical Gas”, mais l’instrumental de Mason Williams n’a rien à voir avec un film noir, pas plus que “Dream a Little Dream”. Ou “My Special Angel”, qui pousse Escrocs dans sa troisième décennie de références pop.
Faye n’a aucun sens, ni son répertoire ni sa perruque, qui selon votre âge peut être un carré Bettie Page ou Louise Brooks. C’est une tueuse de sang-froid qui s’effondre dès que les lumières s’éteignent dans Big Ed’s, une combattante qui ne lâche rien et, au mieux, une chanteuse indifférente.
D’ailleurs, The Ghost n’a pas de vie intérieure, pas de réelle menace, juste un chapeau démodé et une boiterie qui devraient le rendre facile à vaincre.
Melora Walters glisse Escrocs dans une vitesse complètement différente. En tant que Blanche, la serveuse de Big Ed’s, elle est juste assez bizarre pour envoyer l’histoire et tout le monde décalé. Nous ne perdons plus de temps dans un film de braquage évident ; maintenant c’est une histoire de survie sans aucune règle.
C’est ici que Keating commence à s’appuyer sur des tropes d’horreur, comme la descente lente d’un escalier sombre vers un sous-sol mortel, ou un congélateur avec un loquet de porte encombrant. Blanche fait tout fonctionner, les coups sanglants, les coups de feu, le sourire en versant le café. C’est une performance exceptionnelle qui prouve que Walters mérite son propre rôle.
Le film profite de sa première mondiale au Tribeca Festival 2026. Il est projeté à nouveau ce soir (10 juin). Visitez la page du film sur le site officiel du festival pour plus d’informations.
Escrocs
Casting
- Mélora Walters
- Angela Trimbur
- Chase Williamson
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