Tribeca Review : Alicia Vikander donne une performance sobre et superposée dans The Last Day

Le premier film de Rachel Rose, Le dernier jourest un duo maussade qui se déroule le 4 juillet. Il met en vedette Alicia Vikander dans le rôle de Julia et Victoria Pedretti dans le rôle de Taylor, deux mères vivant la même journée de manière très différente, et prend son temps pour se dérouler. Rose s’est inspirée de celle de Virginia Woolf Mme Dallowayavec l’ouverture du film sur Julia de Vikander, une femme de la classe supérieure vivant dans la riche banlieue nord de New York, alors qu’elle prépare sa fête annuelle. Rose passe la majorité du temps du film avec Julia, même si Taylor pourrait être l’étude de personnage la plus convaincante. Ce déséquilibre devient le point de friction de Le dernier jour.

Le style de Rose présente des moments d’épanouissement significatifs. Elle filme ces femmes au ralenti, en particulier alors que Julia se déplace dans la ville pour faire face ou éviter le chagrin de la mort de son père. C’est contemplatif plutôt que mécanique, donnant au public un moment pour respirer, pour s’asseoir avec ce que nous avons vu jusqu’à présent et ce qui pourrait arriver. Alors que Julia s’occupe des gâteaux, de la restauration et de l’emploi du temps de sa fille adolescente, elle croise Taylor, qui perd son portefeuille dans un état frénétique. Il apparaît vite que c’est l’état normal de la vie de Taylor.

Jeune mère de trois enfants, Taylor vit un mélange d’épuisement intense, de dépression post-partum et de négligence domestique. Elle est incapable de se reposer intérieurement ou éternellement. Ses médicaments ne fonctionnent pas non plus. Rose est cependant inébranlable avec Taylor : la caméra ne coupera ni sa douleur ni son obscurité. C’est parfois presque insupportable à regarder ; Taylor a tellement besoin d’un moment de répit et de réconfort de la part de toute personne prête à donner et à s’en soucier. Sa spirale ne peut aller que dans une seule direction et Rose, à juste titre, oblige le public à s’asseoir et à regarder.

Pedretti excelle dans ce rôle de femme en difficulté d’instant en instant. Elle incarne ce niveau d’épuisement. Elle découvre un niveau de tristesse épuisée, un puits d’émotion au fond d’elle qui est fascinant. Le film ferait bien de passer plus de temps avec Taylor et, par extension, avec Pedretti.

L’histoire de Julia est plus subtile : quelqu’un qui est perdu à cause de la perte, quelqu’un incapable d’avancer, ramené dans le passé par les gens qu’elle voit le 4. Wagner Moura apparaît dans une seule scène dans le rôle de l’une de ces personnes : l’ex-amant de Julia, Peter. Cette conversation, alors qu’ils se promènent dans Central Park, examinant les décisions et les répercussions de leur relation, est un écrit exquis de Rose. C’est une conversation tellement interne, remplie de frustration, de regret et d’amour. Et Moura est fantastique dans un temps si limité.

Le tour de Vikander est beaucoup plus retenu, gérant ses émotions à travers des contractions faciales et de légères réactions. Cette performance a une composante en couches et Vikander est à la hauteur. Elle donne l’une de ses meilleures performances de la dernière décennie, un retour aux capacités démontrées lorsqu’on lui confie un rôle charnu.

Le dernier jourLe troisième acte engendre des hésitations. En se concentrant davantage sur Julia, Rose agit rapidement pour résumer l’histoire de chaque femme et ne rend pas service à Taylor (et à la performance de Pedretti) avec la rapidité de sa résolution, atténuant quelque peu l’impact de la fin de sa spirale descendante. Le film s’essouffle, malgré le battement de son intrigue, alors que la pièce maussade de Rose devient brutale et exagérée. Il s’agit néanmoins d’un début enrichissant avec deux performances efficaces et de haut niveau. Cela seul fait Le dernier jour digne du temps de n’importe qui.

Le dernier jour créée au Festival Tribeca 2026.

Credit Post By: Michael Frank

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