Les 10 meilleurs films de 2026 jusqu’à présent

Le sous-genre surpeuplé de la « femme démêlée » reçoit un coup de pouce dans le bras avec cette étude de personnage luxuriante et hypnotique de la cinéaste suisse-argentine Milagros Mumenthaler. Évoquant la vie intérieure troublée d’un jeune créateur de mode à succès de Buenos Aires avec un mélange rare de rigueur stylistique et de sensibilité, le film vous énerve. Mais il suscite également vos émotions, en déployant des couleurs vives, un paysage sonore immersif et une performance principale d’une translucidité fascinante d’Isabel Aimé González-Sola. -JON FROSCH

La science-fiction envoûtante de Steven Spielberg – un retour à ce qu’il fait le mieux – demande : « Et si nous découvrions que nous ne sommes pas seuls dans l’univers alors que notre propre monde vacille vers la destruction ? » Le résultat est plein d’énergie fébrile, de séquences de poursuite viscérales et de décors d’action superbement chorégraphiés. Mais le cœur du film, comme dans toutes les meilleures œuvres de Spielberg, est le drame humain, canalisé dans les performances profondément ressenties d’Emily Blunt et Josh O’Connor, avec Colin Firth jouant efficacement à contre-courant en tant que méchant de la pièce. -DAVID ROONEY

Quatre ans après son bio-drame ElvisBaz Luhrmann double la mise, après avoir déterré 59 heures d’images inédites des archives de Warner Bros. – minutieusement restaurées – y compris des éléments de deux films de concerts des années 70. C’est une expérience visuelle transcendante, une fête exaltante, un blitz visuel et sonore vertigineux qui sera un élixir pour les fidèles d’Elvis et une introduction sans précédent pour ceux qui n’ont jamais vraiment compris de quoi il s’agissait. -DR

Keke Palmer et Demi Moore dirigent la satire anticapitaliste extrêmement drôle de Boots Riley, qui suit une bande de voleurs à l’étalage de la Bay Area qui se font entraîner dans un stratagème mondial. Comme d’habitude dans le travail du scénariste-réalisateur, l’intrigue fait des embardées et des sauts périlleux ; une partie du plaisir consiste à voler à l’aveugle dans tout ce qui nous attend. Regarder le film donne moins l’impression d’être transporté dans un univers différent que de mettre des lunettes à rayons X pour regarder le nôtre – et de trouver, sous le désespoir, un sentiment d’espoir indiscipliné. -ANGIE HAN

Le cinéma français regorge de films sexuels sur le passage à l’âge adulte, mais il arrive parfois qu’il en arrive un qui traverse la foule avec sa confiance et sa texture, sa charge érotique et sa nostalgie persistante. L’étude d’Hafsia Herzi sur l’éveil lesbien d’une adolescente musulmane de la région parisienne est un tel film. Vibrant, ressenti mais incroyablement contrôlé – et doté d’un tour de rôle stupéfiant de la nouvelle venue Nadia Melliti – c’est un classique queer instantané, aussi émouvant que sexy. -JF

Un jeune homme (Michael Johnston) fait face à des conséquences désastreuses lorsque son souhait que son béguin (un virtuose Inde Navarrette) tombe amoureux de lui se réalise dans l’explosion d’horreur vivifiante de Curry Barker. Le film reprend un thème bien connu – la nouvelle classique « La patte du singe », l’exemple du concept, remonte à 1902 – mais le rafraîchit grâce à un mélange superbement orchestré d’effroi, de frayeurs et de comédie noire. — FRANC SCHECK

L’excellent premier long métrage non fictionnel de la réalisatrice argentine Lucrecia Martel se concentre sur le meurtre d’un chef de communauté autochtone par des propriétaires terriens blancs dans le nord-ouest de l’Argentine. C’est une chronique poignante de meurtres, de sectarisme et de vols à grande échelle. C’est aussi – et c’est rare pour un documentaire sur un vrai crime – rempli de splendeur visuelle, alors que la caméra se lève pour révéler l’étendue du territoire en question, nous rappelant que ce qui est en jeu n’est pas seulement la culture d’un peuple tout entier mais la nature elle-même. — JORDANIE MINTZER

Le documentariste Gianfranco Rosi revient dans son Italie natale pour ce regard époustouflant sur la vie au pied du Vésuve, d’hier et d’aujourd’hui. Le film examine les précieuses ruines de Pompéi ; s’aventure dans les tunnels situés en dessous, creusés par des pilleurs de tombes vendant des antiquités au marché noir ; visite un centre d’appels alors que les habitants craignent le pire après un tremblement de terre ; et retourne dehors pour trouver des jeunes locaux en train de mettre le feu aux rues. C’est le portrait d’un lieu toujours au bord du désastre. -JM

Le premier long métrage en 12 ans des co-réalisateurs Phil Lord et Christopher Miller montre intacte leur facilité pour l’humour enjoué et l’émotion sincère. Même si cette adaptation d’un roman d’Andy Weir – sur un professeur de sciences qui trouve un allié inhabituel dans une mission visant à sauver deux mondes – s’appuie parfois un peu sur le sentiment, la douceur naturelle du film est désarmante. Et le timing comique discret de la star Ryan Gosling n’a jamais été aussi bon. -DR

Le dernier né des frères Dardenne, deux fois lauréats de la Palme d’Or, est une tendre pièce d’ensemble, offrant un accès émotionnel non filtré aux angoisses et aux espoirs de cinq adolescentes vulnérables de la classe ouvrière et de leurs bébés qui ont besoin de leur amour et de leurs soins – souvent alors qu’ils peuvent à peine prendre soin d’eux-mêmes. Il n’y a jamais de fausse note de la part des jeunes comédiens, qui ont tous des scènes bouleversantes. -DR

Cette histoire est parue dans le numéro du 16 juin du magazine The Hollywood Reporter. Cliquez ici pour vous abonner.

Credit Post By: Lexy Perez

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